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vendredi 16 décembre 2011

Le service à la clientèle au Québec

Amis Français, vous connaissez tous l'aboiement "OUAIS, C'EST POUR QUOI ???" qui caractérise l'amabilité de nos divers commerçants et fournisseurs en France (quand ils daignent nous parler au lieu de rester à papoter avec leurs collègues en nous snobant royalement). Je grossis le trait et généralise mais quand même…

Si jamais d'aventure vous avez mis le pied en terre québécoise, vous avez pu y constater que globalement, c'est VACHEMENT différent ici : "Bonjour, Anne Tremblay à votre service. Comment puis-je vous aider ?" le tout avec une belle mélodie dans la voix et le sourire qui s'en vient comme la crème chantilly (pardon, fouettée) sur un gâteau déjà délicieux et king size. Et c'est sans parler du "ça me fait plaisir !" quand vous les remerciez pour leur service…

Déjà rien que ça, j'en pleurerais presque de joie, en tomberais quasi à genoux pour les remercier de me considérer comme quelqu'un de potentiellement sympathique - et dépensier - (et non pas comme un emmerdeur patenté comme c'est le cas de l'autre bord de l'Atlantique). Je suis au bord de l'orgasme fraternel à chaque fois pour tout vous dire…





Bon, mais au Québec, ça va même encore plus loin. Exemple : la semaine passée, je suis allée faire changer une ampoule grillée du phare de ma Mazda 3 chez Canadian Tire. Sans rendez-vous, ça a été réglé en 10 minutes, encaissement compris, un samedi après-midi.

L'autre soir, pendant que je me démaquillais, mon cellulaire sonne. Je laisse sonner. Message sur répondeur. J'écoute : c'était Canadian Tire qui voulait savoir si j'avais été satisfaite de leur prestation. Si non, j'étais invitée à les re-contacter à tel numéro.

J'ai eu le même tour avec Cogeco (internet) et pas mal d'autres encore.

Euh, franchement, c'est certainement mon côté français qui ressort mais un peu ça va le service à la clientèle mais là, je trouve ça un brin too much. Non parce que si je n'avais pas été contente, ils l'auraient su sur le coup, vous pouvez faire confiance à mon maudit caractère entier et soupe au lait !

samedi 2 juillet 2011

Ma (future) cabane au Canada

Pour revenir à un sujet plus léger et joyeux que celui de mon article précédent, laissez-moi vous parler de mes lectures récentes.

Si vous avez lu mon blog dans son ensemble (ce qui mérite la Légion d'Honneur au minimum voire le Nobel de la Patience), vous savez que je ne suis pas très fan de romans (sauf policiers, par "cure").

J'ai tendance à lire pas tant pour me divertir (bien que si, un peu) que pour apprendre des choses nouvelles (et c'est divertissant puisque choisi et non subi). Mon imagination embraye souvent à la suite de mes lectures et me voilà parti pour des semaines de rêveries :) On se demande pourquoi je suis si souvent dans la lune. Et bien c'est parce que je lis ;) Mais ne me privez pas de lecture sinon je mords !!! Lecture sur tout support : livres, magazines, internet…

Je sais que je rabâche mais à Groyeah Beach, nous avons la chance d'avoir une médiathèque juste extraordinaire ! J'y trouve toutes sortes de délectations.

Je fonctionne par "sujet". Depuis quelques temps, la majeure partie de mes lectures sont consacrées à la construction de maisons écologiques, passives, basse consommation, etc. Je ne vous livrerais pas le menu exhaustif de tous les ouvrages que j'ai dévoré sur le sujet mais en voici quelques uns.

Tout d'abord, le magazine La Maison Ecologique. Voilà qui permet d'avoir un bel aperçu de techniques de constructions alternatives mais aussi de modes de vie plus respectueux de l'environnement. On se calme, je ne vous parle pas d'élever des chèvres sur le Plateau du Larzac ;)

De toute façon, en matière d'écologie, il ne sert à rien de vouloir être jusqu'au boutiste (sauf à vouloir s'épuiser, échouer, se décourager et donc finir par tout rejeter en bloc). Je pense (ça n'engage que moi donc) que tout pas fait en direction d'un mode de vie plus sain est louable. Je vous rappelle que présentement je travaille pour une imprimerie (donc polluante), elle-même partie prenante d'un groupe pharmaceutique. Je m'emploie à changer tout ça dans les mois à venir, n'empêche qu'en attendant, je ne crache pas sur mon salaire…

La Maison Ecologique disais-je. Ce magazine permet selon moi une entrée en douceur dans le sujet. Si votre bibliothèque l'a tant mieux, parce qu'il faut pas mal de numéros pour commencer à appréhender le sujet de façon globale. Honnêtement, si j'étais restée en France je m'y serais abonnée (il n'est pas exclu que je m'y abonne au Canada d'ailleurs - mais il faudra que je voie ce que donne son homologue québécois La Maison du 21e siècle). Il est certain que, comme pour tout magazine, les thèmes sont récurrents d'année en année. Mais tout l'intérêt est justement de voir les progrès effectués (nouvelles façons de procéder, nouveaux matériaux, etc). 
"L'argent dépensé pour la construction d'une habitation n'est qu'une partie de ce qu'elle vous coûtera ensuite en énergies pour la chauffer. Autant la construire la moins énergivore possible qui à re-dimensionner votre habitation en fonction de vos besoins et non de vos envies". Une autre solution consiste à construire en plusieurs étapes. 


Après quelques numéros de la Maison Ecologique, je pense que vous êtes mûrs pour lire La maison des négawatts. Késako un négawatt ? Il s'agit de tous les watts que l'on peut éviter de consommer, non pas en prenant des douches froides pour tenter de sauver la planète ^^ mais en économisant tout en gardant un bon confort. Bon, je ne suis pas sûre que beaucoup d'entre vous soient prêts à se passer de leur écran plasma énergivore (qui consomme je ne sais plus combien de fois plus qu'une vieille téloche). Je compense un peu pour vous : je n'ai pas la télé ;)

Bref, ça rejoint un peu l'idée selon laquelle la meilleure façon d'économiser, c'est encore de réduire ses dépenses. C'est valable pour l'argent (car plus vous gagnez, plus vous payez d'impôts - sur 100 euros gagnés, seuls mettons 75% vous reviennent ; alors que lorsque vous économisez 100 euros, ben c'est 100 euros de gagnés) mais aussi pour l'énergie. Et à mon sens, devenir chacun moins dépendant des producteurs d'énergie est la seule façon de régler le problème de la crise énergétique. Idem pour l'alimentaire. Bon, mais je pousse peut être le bouchon un peu loin pour vous…

Revenons à des choses plus simples. Peut être serait -il possible de remplacer certaines ampoules à incandescence par des fluo-compactes par exemple. Orienter sa maison en fonction du soleil (dans un lotissement, j'en conviens, c'est pas évident) pour bénéficier des apports solaires gratuits en construisant intelligemment pour ne pas que ça se transforme en four l'été venu. Bref, à emprunter à votre bibliothèque !


Si dans le même temps, vous mettez votre maison en vente et en retirez pas grand chose malgré des années de travaux, vous songerez peut être à construire plus petit la prochaine fois, histoire de moins vous épuiser et de dépenser moins d'argent qui risque ne pas se rentabiliser beaucoup. Peut être envisagerez-vous à une auto-construction au moins partielle. Il se peut aussi que vous ayez le goût de vous créer un "ermitage", un lieu où vous ressourcer loin du tumulte de votre vie de dingue (mieux qu'un psychotrope !). Alors là, vous êtes fins prêts pour mon méga coup de cœur du moment : Cabanons à vivre. 





Ce livre de Christian La Grange (ça ne s'invente pas) ne vous livrera pas que des plans, techniques de construction et dessins de cabanes à vivre pendant les vacances voire tout le temps (cf.  http://www.smallhousestyle.com/) mais également des informations sur les essences d'arbres, sur des animaux sauvages (mais pas dangereux), des recettes de breuvages et autres confitures…
"Mieux vaut passer un an de sa vie à construire votre maison que trente ans à la payer"

Voilà à quoi ressemble ma future cabane au Canada (en rêve)  :)
dessin de Christian La Grange, dans Cabanons à vivre, éd. Terre vivante

Cabanons à vivre, c'est pas juste un livre à emprunter à la bibliothèque, c'est un livre à acheter pour l'avoir chez soi, à offrir pour faire rêver et pourquoi pas pour faire se transformer des rêves en réalité ! :)











Cela dit, vous louperiez vraiment quelque chose si vous ne lisez pas Graines de permaculture. La permaculture, c'est pas juste des conseils de jardinage. C'est une façon de créer des éco-systèmes harmonieux à tous les niveaux, jardin, maison, quartier, ville, etc.
Niveau jardinage, vous y apprendrez notamment à créer un jardin en "trous de serrure". Je n'en dis pas plus pour titiller votre curiosité.
La permaculture touche plusieurs niveaux je l'ai déjà dit, y compris le tissu humain et social.
Je vous recopie ici un long passage mais qui me semble à méditer :

Aujourd'hui, la plupart d'entre nous vit dans des dortoirs : hameaux à la campagne ou grands ensembles. Presque tous nos besoins sont satisfaits par des denrées venant de loin et la plupart d'en nous utilise un véhicule pour aller travailler. Nous faisons partie d'une économie dont l'échelle est nationale voire mondiale. 

L'une des conséquences de ce schéma économique est l'utilisation excessive d'énergies fossiles ainsi que la pollution puisque d'énormes quantités sont utilisées pour transporter les personnes et les denrées d'un endroit à l'autre. L'accroissement des distances engendre un autre problème : nous éloignons tellement les conséquences de nos actes que d'une part, nous en devenons inconscients, et que d'autre part nous devenons dépendants de forces dépassant de très loin notre contrôle. 

(...) Quand les denrées sont produites localement par des personnes que l'on connaît, il est aisé de savoir comment elles sont produites et de discuter avec le producteur si nous souhaitons un changement. (...)

Le développement de communautés humaines auto-suffisantes ne mène pas vers l'autarcie : les échanges avec d'autres personnes, d'autres cultures et d'autres parties du Monde resteront toujours indispensables. 

Le marketing de la folie

Ca fait un bail que je veux faire article pour vous parler d'une vidéo que j'ai regardé sur internet il y a quelques temps. C'est très long (3h) mais tout ce qui est dit est hautement intéressant et il est important de tout voir pour bien comprendre tous les tenants et aboutissants.

Le reportage se nomme Le marketing de la folie et traite donc de la psychiatrie et de toute sa pharmacopée… pour le moins nocive !!!



Il est évident que certains médicaments (même ultra puissants et avec des effets secondaires à faire peur) s'avèrent nécessaires dans certains cas. Ma sœur ainée est schizophrène et sans son traitement, Dieu seul pourrait dire si elle serait encore en vie aujourd'hui.

La schizophrénie est une maladie neuro-dégénérative (si on ne fait rien, ça empire - je peux en témoigner puisque pendant des années ma pauvre sœur n'a pas été diagnostiquée malade, donc pas soignée et il lui aura fallu du temps pour accepter sa maladie - et je l'admire parce que ça n'a pas dû être facile). Ainsi, dans son cas, même si son lourd traitement ne la guérira jamais et soigne tout juste ses symptômes, n'empêche que ça lui permet de vivre "du mieux possible" et surtout de stabiliser son état.

Je profite de cet article pour dire à quel point je suis fière d'elle, de tous les efforts qu'elle a fourni pour améliorer son état et qu'elle fournit au jour le jour pour arriver à se lever, à se laver, à se "soigner", à se faire à manger, à sortir de chez elle… Son état s'est nettement amélioré depuis 3 ans mais les médicaments n'y sont pas pour grand-chose. C'est vraiment elle qui a fait tout un travail sur elle-même, qui a décidé de se sortir d'un milieu déprimant (l'hôpital de jour où elle côtoyait des "cas" bien plus graves qu'elle), d'aller vers les autres (elle est bénévole dans une association), de se créer des activités à défaut de pouvoir travailler. Je suis tellement fière de toi Laurence !!!! Je ne suis pas sûre d'avoir le dixième de ton courage…


Bon, j'en reviens au documentaire… Il ne s'attache pas tellement à parler des patients qui ont un besoin vital des psychotropes mais davantage de la dérive totale de la psychiatrie. Il explique entre autres comment les psychiatres sont passés du rang de "garde-malade" à celui de médecin, expert en troubles mentaux en quelques décennies. Mais le documentaire s'attarde surtout à montrer comment l'industrie pharmaceutique a réussi grâce au marketing à "créer le besoin" et à faire croire à des personnes tout à fait saines d'esprit qu'elles ne le sont pas tant que ça ("nous sommes tous fous" mais nos maux ne sont-ils pas une réaction normale à l'organisation malsaine du monde dans lequel nous vivons ?) et que par conséquent, elles avaient besoin de prendre des psychotropes ultra puissants d'ordinaire réservés à des maladies très graves telle la schizophrénie.

Il y a longtemps déjà j'avais été consulter un psychiatre pour faire un point sur pas mal de choses. J'avais choisi un psychiatre parce que c'était un médecin, ce qui pour moi était un gage de sérieux. Si de mes échanges avec le psy, j'ai pu mieux cerner certains mécanismes de mon inconscient, ça ne m'a en aucun cas permis d'avoir le contrôle sur eux (c'est l'hypnose, quelques années plus tard, qui a réalisé ce "miracle"là). Expliquer et comprendre n'est pas résoudre. Savoir que j'ai une roue de vélo crevée et que c'est un clou en bord de route qui l'a transpercé ne répare pas mon pneu de vélo…

Ledit psy m'avait prescrit un traitement dont je n'avais pas besoin. Il faut dire que je consultais suite à une rupture amoureuse très douloureuse. Il était donc normal que je sois déprimée (vous avez déjà vu des gens sauter de joie quand ils se font larguer, vous ?). Ca ne voulait pas dire que j'étais dépressive. Et ça justifiait encore moins la prescription d'un psychotrope. Je l'ai arrêté progressivement parce que j'en avais marre de ne pas être capable de ressentir de la joie, de la tristesse, de la colère. J'étais toujours d'humeur égale ;  en fait je ne ressentais plus rien. 

En regardant le documentaire, je n'ai pu m'empêcher de penser à Mélanie et Jérôme et surtout à leur petit Vincent pour qui le psychologue scolaire a suggéré la prescription de Ritalin pour qu'il soit plus calme. Mélanie, si tu as le temps de voir le reportage en entier, ça ne fera que te conforter dans ta décision !!!

Bon, ben je vais peut être la boucler avant d'être diagnostiquée bavarde compulsive et de me voir prescrire un psychotrope inhibant la parole (et les doigts pour le clavier…) :s

mardi 22 février 2011

créativité versus prêt-à-dépenser

Vous trouverez ci-dessous une partie d'un article de l'excellent site internet consacré à l'habitat (au sens large) Maison à Part.



1001 Maisons by Stéphanie Coutas ©

Fastes et éclats pour un appartement parisien 

Murs recouverts de feuilles d'or et de nacre, mobilier en galuchat, moquette en soie, robinetteries en verre soufflé... Aussi incroyable que cela puisse paraître, tous ces précieux éléments se trouvent réunis dans un seul et même appartement. Un véritable écrin de luxe savamment pensé par l'architecte d'intérieur Stéphanie Coutas. Visite.


"Mon but était que l'émerveillement soit au rendez-vous derrière chaque porte", annonce Stéphanie Coutas lorsque l'on commence à l'interroger sur sa dernière réalisation : la rénovation d'un appartement haussmannien de 380 m2 situé en plein cœur de Paris. Un objectif rempli puisque chaque pièce regorge de trésors qui mettent les sens en éveil : une console en galuchat dans la galerie de l'entrée, un mur entier traité à la feuille d'or dans les toilettes des invités, des lampes en verre soufflé dans les chambres... Bref, un véritable écrin de luxe et de raffinement !

Priorité à la lumière

Pour parvenir à un tel résultat, l'architecte d'intérieur a entièrement repensé l'endroit : non seulement la structure du logement mais également la fonction des pièces, leur agencement et leur aménagement. "Pour rendre les lieux plus agréables à vivre, le plan initial a été simplifié,explique-t-elle. Désormais, poursuit-elle, les pièces à vivre sont toutes regroupées d'un côté et les parties nuit de l'autre, ce qui apporte de la convivialité tout en garantissant une certaine intimité aux occupants".

Dans la même perspective, Stéphanie Coutas dit avoir beaucoup misé sur la lumière n'hésitant pas à en introduire partout, aussi bien derrière des miroirs que dans les meubles ou en dessous des lits. "Selon le type d'éclairage choisi et surtout, l'endroit où on l'installe, on peut influer sur l'ambiance générale de la pièce", assure-t-elle. Pour preuve d'ailleurs, l'une des salles de bains change complètement d'apparence selon qu'elle soit éclairée ou pas.

Lire la suite de l'article, et surtout voir les photos






Pourquoi vous faire partager ceci ? Parce que même si je ne nie pas le travail de qualité réalisé par l'architecte, je n'approuve pas pour autant le principe. On s'entend : l'appartement dont il est question ici appartient à quelqu'un qui a les moyens suffisants pour s'offrir ce genre de luxe. Mais pour autant, n'est-ce pas too much ?


Personnellement, j'ai besoin de vivre dans un bel environnement, quelque chose qui va me mettre de bonne humeur d'un seul coup d'œil, qui va m'inspirer. Mais beau n'est pas forcément synonyme de luxe. En tous cas pour moi. Je ne suis pas stupide non plus : je préfère largement une table réalisée en ébène qu'en sapin déclassé de chez Ikéa… Mais pour faire une comparaison, si j'aime un certain nombre de tableaux de Van Gogh, je ne m'offrirai pas un original même si j'en avais les moyens. Je ferai assez sûrement faire une reproduction aussi fidèle que possible par contre. 


A-t-on réellement besoin d'avoir des toilettes aux murs dorés à la feuille d'or ? Est-ce que ça améliore le transit ? Est-ce que ça rend plus heureux ? Est-ce que c'est un signe de réussite sociale (puisque, pour certains d'entre nous, une maison doit être en tous points le reflet de notre réussite sociale) ? Personnellement, (ce n'est que mon avis) je pense surtout que c'est un gaspillage. Aussi bien financier qu'artistique. Et là, j'aborde un autre point. 


Beaucoup de gens confondent la valeur et le coût d'une chose. Si le coût s'évalue dans une unité monétaire quelconque en fonction du principe de base de l'économie (la loi de l'offre et de la demande, ce qui est rare est cher…), la valeur, elle, est à dissocier du coût. Je parle ici de valeur affective, artistique, intellectuelle… 


Pour reprendre l'exemple de Van Gogh, le tableau représentant la terrasse du café d'Arles le soir a pour moi une valeur affective et artistique immense. Là, son coût aussi est immense. Prenez un tableau de Goya (que je n'aime pas du tout), sa valeur pour moi sera nulle mais son coût élevé. Les objets en céramique que créé ma tante ont une valeur très élevée pour moi mais un coût faible. 


Avoir des meubles et des objets chez soi a un coût. Ceux que l'on aime le plus ont une valeur élevé. Mais ce que l'on a créé soi-même ont indéniablement une valeur plus grande (ajoutée, si on veut). On s'entend que nos modes de vie actuels font que l'on pas franchement le temps de tout faire soi-même. Assez souvent, on peut même dire qu'on n'en a pas les compétences (coudre ses vêtements, faire ses meubles…). Je ne prône une vie amish non plus. Mais juste une re-connexion avec sa créativité, avec les savoir-faire qui ne s'enseignent plus (à moins d'en faire son métier). 


Je ne sais pas pour vous, mais de mon côté, les cours d'EMT (éducation manuelle et technique) au collège ne m'ont pas appris à encadrer un tableau ou à faire l'ourlet d'un rideau. On a juste fait des gadgets électroniques totalement inutiles pendant quatre ans. Je sais souder des DEL à l'étain. La belle affaire !


Peut être avez-vous été confronté à ce constat un jour ou l'autre dans votre vie à savoir que le prêt-à-consommer censé nous simplifier la vie s'avère en réalité parfois très compliqué : un espace réduit à meubler avec sur le marché, des meubles proposés qui font 5 cm de trop en profondeur, des vêtements conçus pour des silhouettes irréelles…


Qu'en pensez-vous ?