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| détails d'une banderole de la fête du livre imprimé |
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| la collégiale Saint-Rémi |
Ayant visiblement cessé mon hibernation estivale, je me suis rendue à la
fête du livre imprimé de Lautrec. J'adore Lautrec. C'est
mon endroit préféré pour méditer sur la vacuité de nos existences, le coût de l'essence ou tergiverser sur la recette de mon prochain gâteau au chocolat… Mon ermitage au milieu des touristes en somme.
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| le moulin vu de l'esplanade |
Il n'y avait pas 500 animations mais pour un village comme Lautrec, c'était déjà bien. Surtout qu'il y a de très nombreuses manifestations tout au long de l'année alors chapeau à tous les organisateurs des diverses manifestations.
Fabrication de papier artisanale (Moulin de Brousses),
création de papier décoré, sérigraphe, relieur et autres. J'ai passé pas mal de temps
au stand de Mille et Un Papiers où j'étais comme une enfant devant un tour de magie. Prenez un bac, mettez-y de la farine, de la colle à papier peint cellulosique, de l'eau. Déposez ça et là des gouttes de peinture à l'huile. Tracez des motifs à l'aide d'une aiguille d'acupunture. Positionnez une feuille de papier sur le tout. Attendez quelques secondes. Enlever l'excédent de peinture autour de la feuille avec des lambeaux de papier journal. Enlevez votre feuille et laissez sécher. Si vous êtes doués vous obtiendrez quelque chose qui ressemblera peut être à ceci.
Ce qui m'intéressait le plus, c'était la reliure. Sauf que lorsque je suis rentrée dans la boutique, ça sentait l'alcool à plein nez. Cumulé avec la chaleur et le manque d'air, j'ai crû me trouver mal. De tout façon, le monsieur en était à la fin de sa reliure et collait ses gardes. Je ne me sentais pas d'attendre qu'une autre démonstration recommence.
Direction le moulin, où j'ai fait mon trajet habituel mais à contre-sens.
La vue est toujours aussi splendide.
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| vue du moulin |
Je suis redescendue en direction de
la boutique L'Art et la Matière où ma tante expose certaines de ses créations en céramique (raku). Ce n'était pas son tour de permanence pour tenir la boutique. Tant pis,
j'ai pu voir ses nouvelles créations et je suis toujours aussi fan :)
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| Nouvelle artiste à l'art et a matière |
Pour une fois,
j'ai daigné me risquer jusqu'à l'atelier du sabotier. Mais trop de gens, chaleur étouffante : je ne me suis pas faite de vieux os là-dedans.
Petit détour par la petite esplanade qui jouxte le rond-point pour
y prendre quelques photos et y écouter un concerto de cigales-grillons.
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| sourire crispé car le vent me fait manger mes cheveux |
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| un œil plissé car soleil qui m'aveugle |
Pour le Tour de France, ils ont re-fait la route nickel (rappelez-vous, j'étais sceptique). Se sont-ils dopés ? Ou dit autrement : qu'ont-ils fichus tout le reste du temps (au moins trois mois) si en moins de deux semaines ils sont capables d'avancer si vite ???
Retour à la maison par la petite route de Saint-Julien-du-Puy. Durant le trajet,
j'ai fait un festin de paysages. Si ce n'était qu'une question de paysages, soyez sûrs que
jamais je ne quitterais le Tarn. A chaque fois que je contemple mes vallons,
je pense à Marcel Pagnol qui était tombé amoureux des monts d'Aubagne. Dans ma tête retentit pianissimo la musique de
La Gloire de mon Père.
Quand je vois mes collines, j'ai le cœur amoureux. Et quand mon regard se pose sur la Montagne Noire, là,
une indescriptible bouffée d'amour et de joie qui monte dans mon cœur. J'en ai la poitrine prête à exploser.
Mon cœur s'emballe et la Passion avec un grand P s'installe. Ses routes étroites et sinueuses, aux détours remplis de mystères et de majesté, sont comme les artères de mon cœur : il faut beaucoup d'audace et un zeste d'inconscience pour les pratiquer.
Le Tarn ressemble à un chef d'œuvre de Van Gogh. C'est en tous cas
le décor de tous mes rêves… Je ne possède aucune de ses collines mais
le bonheur de les contempler m'appartient. Et cela va être une immense déchirure que de partir ailleurs…